The Mythical Man-Month
Je continue dans mon optique : “Etre développeur ne signifie pas seulement connaître un (ou des) langages” et je cherche à parfaire mes connaissances sur le développement logiciel dans son ensemble.
Je pars aussi du principe que les gens expérimentés et reconnus comme tel peuvent m’apporter beaucoup de pistes. Ensuite, libre à moi de les expérimenter, de les adapter (essayer au moins) à mes contraintes et de me faire mon idée.
Dans cet esprit “veille technique”, “veille méthodologique et idéologique”, je consacre du temps à la lecture de blogs.
Pour plusieurs des auteurs des blogs que je parcours régulièrement, The Mythical Man-Month est un livre référence. Aussi j’ai voulu me faire mon opinion et je m’y suis mis.
En dépit de mon expérience réduite, je dois dire que dès les premières pages, j’ai été assez stupéfait de l’actualité de ce livre qui date de 1975.
Il est peu encourageant de voir comme presque 30 ans de réflexion sur les (bonnes) pratiques n’ont que peut fait évoluer les choses.
Certes il y a des améliorations, mais il reste encore à faire, et quand on voit comment ça évolue, on n’est pas près de gagner les ordres de grandeurs de productivité tant espérés.
Je n’ai pas encore terminé ce livre, je le déguste avec parcimonie car comme celui de Tom Demarco et Timothy Lister : Peopleware : Productive Projects and Teams, il a plutôt tendance à me déprimer.
Je n’ai pas du tout envie de révolutionner le monde, mais je suis un peu désolé de voir comme peu de gens s’intéressent à l’évolution des pratiques de notre métier. En conséquence, ils ne se posent jamais de questions, ils ne remettent jamais en cause leurs façons de faire. Ils ne se remettent jamais en cause.
Mission Cléopâtre hier soir m’a rappelé ce billet de Tristan Nitot reprenant celui d’Alain Jaouen sur l’immobilisme et la résitance au changement.
C’est malheureusement l’image et les paroles que je constate tous les jours.
A mon sens la Cléopâtre d’Alain Chabat à raison : “C’est bien ça le problème. Vous faîtes toujours comme on fait tout le temps.”